La France est riche de son tissu entrepreneurial avec des millions d’entreprises sur le territoire où les Très Petites Entreprises (TPE) et Petites et Moyennes Entreprises (PME) sont majoritaires . Bien que les chiffres* ne sont pas connus en temps réel, puisque publiés en différé par les organismes officiels et sont difficilement stables par le jeu des créations-cessations d’activité, ce sont des millions de dirigeants et de salariés qui contribuent chaque jour à la vitalité économique de notre pays en relevant chaque nouveau défi par leur sens de l’innovation, leur dynamisme et leur capacité à s’adapter.
Entreprendre aujourd'hui
De nombreuses raisons peuvent conduire une personne à entreprendre, je pourrais presque dire « à entrer en entreprenariat » tant la décision est importante dans la vie d’un individu. La concrétisation est le résultat d’un rêve plus ou moins lointain, d'une envie de se challenger, d'une évidente filiation, ou bien elle est la conséquence d’un changement chez l’employeur si important qu’il conduit le salarié à quitter l'entreprise qui l'emploie et à créer sa propre entreprise. Quelle que soit la raison principale, cette démarche est un bouleversement de vie pour la personne et pour son environnement. Aujourd’hui, conscientes de la portée du sujet, de nombreuses instances** se préoccupent de l’entrepreneur afin qu’il puisse mener à bien son projet et fasse prospérer son entreprise. Être bien informé et bien guidé constituent les éléments de base pour construire l’édifice et conduire l’entreprise là où l’entrepreneur le souhaite. Ne pas rester seul face aux difficultés est une attitude responsable, pour cela consulter le cercle familial, amical, et celui des connaissances apporte souvent le réconfort nécessaire à la mise en œuvre de démarches d’envergure auprès des organismes compétents (**).
Quand la télévision s’en mêle
Une récente émission de télévision se donne pour but, outre de divertir le téléspectateur, de faire se rencontrer des entrepreneurs et des personnalités appelées « Business Angel ». Les deux parties en présence pourront devenir « associées » au terme de la rencontre. Une entrée au capital de la société est proposée par les premiers contre un investissement financier des seconds, dont il est attendu également la mise en œuvre de leurs compétences élargies. La notoriété de ces personnalités du monde des affaires n’étant, bien entendu plus à faire, la tension que suscite une telle rencontre est palpable chez les entrepreneurs et ceci, dès les coulisses où ils font antichambre avant d’entrer sur le plateau afin de produire leur excellant « pitch »*** scrupuleusement préparé et mis en scène. Tout postulant sait que dès les premières secondes s’opère la mission séduction. Ainsi, avant même qu’il ait ouvert la bouche sa gestuelle va parler. Le message développé doit être suffisamment concis, précis et rapide pour capter l’attention, susciter la curiosité et peut-être même implicitement convaincre. Passé cette étape s’amorce le dialogue avec les « Business Angel ». Il a imaginé les questions qui lui seront posées afin d’en avoir modélisé les réponses, mais, néanmoins, il s’attend à tout moment au piège. Le spectacle est au rendez-vous.
Où est le vrai produit dans tout ça ?
Pour avoir régulièrement suivi cette émission, à chaque fois y sont présentés des produits innovants. Il s’avère que, le plus souvent, une prise de conscience ou un simple constat ont poussé ces personnes à l’entreprenariat faisant d’eux les créateurs du produit qui manquait à l’offre. Il est vrai que notre époque est riche en changements de toutes sortes et que la clientèle en recherche de produits mieux adaptés aux nouveaux modes de consommation ne trouve pas toujours satisfaction. Ces enthousiastes entrepreneurs ont donc mis en action leur créativité, leurs compétences, ont investi et se sont engagés dans la recherche, l’ingénierie, la fabrication afin de combler le manque constaté et/ou de répondre à un marché.
Retour au déroulement de l’émission
La partie se joue maintenant dans le camp des investisseurs, retours d’expériences, regards complices, bonne humeur et bienveillance, cependant leur décision tombe parfois loin des attentes. En effet, certains entrepreneurs pourtant forts de récompenses obtenues aux concours d’inventeurs, devront malgré tout attendre l’opportunité d’un autre partenaire financier pour assurer le développement de leur entreprise. D’autres pourront plutôt se tourner vers le domaine associatif. Bien que leur offre est pertinente et leur démarche humaniste, la question se pose en termes de retours. Heureusement, ils ne sont pas au bout de leurs ressources et la magie de la télévision leur réserve bien des surprises.
Quant aux plus chanceux, ils vont charmer une ou plusieurs des personnalités en présence créant ainsi une compétition chez les investisseurs. L’offre présentée suscite l’intérêt, elle est même parfois une véritable découverte. Au-delà du produit, leur entreprise, après avoir dépassé l'euphorie de la création, est entrée dans la réalité du développement sans pour autant perdre en enthousiasme. La mission est entendue. Le cheminement des questions-réponses conduit tout naturellement à la vision que ces entrepreneurs souhaitent impulser pour l'avenir de leur entreprise. Cette dernière étape est cruciale pour le futur investisseur et fragilise parfois les jeunes chefs d’entreprise.
« Business Angel » ou « Loup d’Entreprise », lequel est la meilleure conquête pour ces TPE ?
Que viennent chercher les jeunes entrepreneurs en participant à l’émission ? Un Associé ? Une excellente collaboration, un apport financier, une expertise du monde des affaires ? Peut-être tout à la fois. L’équilibre entre les associés se fera sur la base des desseins de chacun. Un « Business Angel » aux abords enthousiasmants peut se montrer dans le futur un peu trop envahissant. Un « Loup d’Entreprise » si effrayant soit-il, en chef de meute se montrera sans doute d’une implacable loyauté.
En conclusion
Cette émission est un divertissement pour qui est derrière le petit écran mais qui en dit long sur la vie de la TPE et de son dirigeant. En effet l’entreprise est un organisme vivant en elle-même et ses différentes composantes aussi. Un microcosme dont les actions individuelles ont des répercutions sur l’unité. La cohésion réside dans la capacité de son dirigeant à évaluer, ajuster, rebondir à chaque étape de la vie de l’organisation. C’est à lui que revient de prendre la bonne décision.
EN COACHING
La pertinence du coaching de dirigeant
Les moyens dont disposent les grandes entreprises en personnel et en intervenants extérieurs leur permettent de faire face à la plupart des situations. Leurs dirigeants et cadres ont des enjeux stratégiques. Ils peuvent faire appel au coaching d’affaire ou de dirigeant dans de nombreux cas : donner de la cohérence à leurs actions dans le cadre de la vision d’entreprise ou de l’exercice des différents pouvoirs, développer leur capacité à décider ou à communiquer, pouvoir analyser dans l’urgence les opportunités et ainsi accompagner les équipes pendant les phases de croissance ou dans les situations difficiles, apprendre à faire face aux imprévus et trouver les moyens de les affronter ou de les contourner, etc...
Selon la position occupée par le coaché dans la société, le coaching en entreprise vient également mettre en œuvre sous contrat bipartite ou tripartite des opérations visant, par exemple, à améliorer le leadership, la performance, l’excellence, etc... En groupe ou individuellement les ateliers proposés par le coach permettront aux salariés ou aux cadres, soit à leur demande, soit à la demande de leur direction, d’accéder par exemple à des prises de postes, d’améliorer leur communication, etc...
Un mot sur la vision d’entreprise
L’entreprise, c'est des femmes et des hommes, des valeurs, une marque, une identité, une réputation, une image, une culture d’entreprise, et… un avenir. Ce positionnement du dirigeant est incontournable face à la concurrence et rassurant pour les clients. Bien entendu, la vision évoluera en fonction des nouvelles technologies, des contextes économiques, etc... Communiquer sur l'objectif à atteindre à moyen-long terme permet à l'ensemble des salariés d’aller dans la même direction que le dirigeant. Un message court et inspirant, définissant le futur souhaité pour l'organisation, est capable de mobiliser investisseurs, associés et collaborateurs.
Pas si simple pour le dirigeant d'une PME-TPE faisant face aux défis du quotidien. Cependant, le chemin qui va être emprunté pour atteindre ses objectifs mérite d'être communiqué clairement. Une occasion de partage avec l'ensemble des salariés.
Le coaching d’affaires ou de dirigeant ne s’adresse pas qu’aux dirigeants des grandes entreprises
En effet, le dirigeant de TPE est non seulement le chef d’orchestre, mais aussi bien souvent l’un des musiciens, l’ensemble des techniciens et le communicant des concerts. Il gère la prise de risque ainsi que toutes les facettes de l’entreprise en même temps. Confronté à toutes sortes de situations et d’imprévus, la solitude du chef d’entreprise n’est pas une fable.
Le coach n’est ni un conseiller ni un thérapeute, il assure l'accompagnement dont a besoin le chef d'entreprise pour faire émerger en lui-même les solutions. À l’aide de nombreux outils acquis lors de sa formation, de son expérience, de son attachement à la confidentialité, de sa capacité d’écoute sans jugement et du questionnement qu’il met en place, il assure l’accompagnement dont a besoin le chef d’entreprise pour faire émerger en lui-même les solutions. Ainsi le chef d’entreprise conserve la maitrise des décisions qu’il va prendre car le véritable expert de son entreprise reste son dirigeant.
Voici quelques-uns des nombreux domaines qui concernent le coaching du chef d’entreprise de PME-TPE : déléguer quand cela est possible, prendre du recul, gérer son temps, apprendre à travailler plus « sur » que « dans » l'entreprise, ou dégager du temps pour cela et s’y tenir, etc. Dans un climat de confiance toutes les questions peuvent être abordées, en n’oubliant pas la vie privée.
A la lecture de cet article vous aurez compris mon attachement au monde des TPE-PME. Effectivement mon approche de ce domaine est de plus de 40 ans, une vie en parallèle d’une vie professionnelle au service de la Santé Publique.
Références :
*En chiffres :
En France selon la DARES (1) 3,6 millions de salariés travaillent dans 1,2 million de TPE (Très Petites Entreprises) dans lesquelles l’apprentissage est très répandu. D’autre part l’INSEE (Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques) publie les données de 2022 en faisant ressortir le chiffre de 1,2 million de micro-entreprises hors auto-entrepreneurs et complète l’information en annonçant un chiffre de 4,3 millions de micro-entreprises qui comptent 2,6 millions de salariés et réalisent 19% de la valeur ajoutée de l’ensemble des entreprises.
(1)DARES (Direction de l’Animation de la Recherche des Etudes et des Statistiques du Ministère du Travail. Article paru le 16 janvier 2024, d’après les chiffres collectés en 2022).
** et (**)
Voici quelques pistes quant aux organismes : Les Chambres Consulaires, Institutions majeures du tissu économique. Les Associations auprès desquelles œuvrent de nombreux bénévoles souvent des retraités experts dans de nombreux domaines. Les Clubs d’entrepreneurs pour le partage de l’expérience. Les Fédérations Professionnelles pour le cadrage, les rencontres, les ouvertures vers la nouveauté. Les Syndicats Patronaux, et aussi les Banques dont la BDF (Banque De France), et dernièrement la CAF (Caisse d’Allocation Familiale), ainsi que Entreprendre.Service-Public.fr.
La liste est malheureusement incomplète et je prie ceux qui n’y figurent pas de bien vouloir m’excuser. Je les invite donc à me contacter afin qu’elle soit mise à jour ou rectifiée.
*** Dans la version 2025 de l’émission un temps chronométré de 1mn30 est accordé au développement du « pitch ».
Article créé en 2024 mis à jour en 2025.
